UPDATE : SITUATION DES POMMES DE TERRE FRAÎCHES AU 3 NOVEMBRE

Selon la NEPG (Fédération de Cultivateurs de pommes de terre du Nord-Ouest de l’Europe) la récolte entière de la campagne 2020/21 produira 27,9 million de tonnes quand tous les tubercules qui se trouvent encore dans le sol seront arrachés.

La récolte est retardée ce qui apporte des risques supplémentaires; pas mal de pommes de terre se trouvent encore dans des sols mouillés en Belgique et dans la Grande Bretagne. Le chiffre total signifie 4,5% ou 1 million de tonnes en plus par rapport à la campagne 2019/20.

La NEPG assume que ses cultivateurs planteront quelque 15% en moins au printemps 2021.
En raison de la crise Corona la demande globale pour produits à base de pommes de terre a chuté fortement et il en résulte que la demande pour matières premières de la part des usines se chiffre à 85% part rapport à la campagne précédente, avant la pandemie.
Le prix actuel très bas pour pommes de terre confirme la situation.

Réduction des volumes achetés sur contrat.

Les usines étant actives dans la transformation de pommes de terre en Europe et aux Etats-Unis ont beaucoup de produit fini en stock pour l’instant et cherchent moins de matières premières à moyen terme. Il se laisse prévoir qu’ils vont réduire les volumes achetés sur contrat et qu’ils n’auront guère intérêt pour de la marchandise fraîche sur les marchés spot.

Etant donné que le prix de revient de la cultivation et du stockage de pommes de terre fraîches ne baisse pas, on ne prévoit pas de baisse de prix pour les volumes à contracter. Pendant la période 2015-2020 les cultivateurs dans les 5 pays leaders avaient augmenté la superficie cultivée de 7,7%.

L’augmentation la plus spectaculaire a été notée en France (14%) ainsi qu’en Allemagne (10%), bien que les autres pays aient aussi marqué un taux de croissance important.
Suite aux lockdowns dans la majeure partie de l’Europe, la NEPG ne prévoit pas de changements pour la prochaine campagne. A ne pas oublier l’effet encore inchiffrable que le Brexit va engendrer….

Une campagne de transition

A la suite des nouvelles directives concernant les conditions de conservation (prohibition des CIPC-l’introduction et l’application de nouveaux produits anti-germes) la conservation à long terme pourrait être classifiée comme étant un grand défi voire une année de transition.
La disponibilité de nouveaux produits anti-germes ne suffit pas pour répondre à la demande globale et leur utilisation est plus coûteuse et plus difficile à gérer (endroits de stockage adaptés, achat de matériel pour utiliser le gaz,…..) qu’il était le cas en utilisant des CIPC.
La NEPG s’y attend que moins de cultivateurs aillent pour le stockage à long terme et recommande à ses membres de bien rétudier le prix de revient avant de signer n’importe quel contrat avec l’industrie.

Source: NEPG

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